La tentation du soir : "Nous n'avons rien à envier au reste du monde" de Nicolas Gaudemet (@EdLObservatoire) @SophieAurenche au micro d'Anne-Sophie Lapix dans #RTLSoir pic.twitter.com/9GiDcASyNp
— RTL France (@RTLFrance) September 23, 2025
Interviews
« Avec finesse, Nicolas Gaudemet décrit un système totalitaire mais où la vie trouve toujours des interstices pour se faufiler », « Grâce à sa progression dramatique impeccable, il tient le lecteur en haleine » Ilana Moryoussef, France Inter
« J’ai été séduite par ce roman et interpelée par la ténacité de l’auteur », Christine Pinchart, RTBF la 1ère
« Un amour impossible au parfum shakespearien », Jean-François Cadet, L’Art de raconter le monde, Radio France Internationale
Nicolas Gaudemet invité de la radio publique sud-coréenne KBS pour « Nous n’avons rien à envier au reste du monde »
« Un roman bouleversant », « Une grande force intérieure », Audrey Sauvage, Literavox
Présentation de « Nous n’avons rien à envier au reste du monde » pour la librairie Mollat, Bordeaux
« Nous n’avons rien à envier au reste du monde » annoncé dans Les Échos, entretien avec Marina Alcaraz
« Une narration très habile », « une séquence d’ouverture très forte », Dominique Guiou, La baraque aux livres, RCF Hauts-de-France
« Qui est Nicolas Gaudemet, polytechnicien, romancier et consultant ? », Maud Kenigswald, Le Figaro
Interview par Morgane Soulier dans HUM.AI.NE, été 2026
Nicolas Gaudemet occupe une place singulière dans le débat sur l’intelligence artificielle. À la fois polytechnicien, spécialiste des médias et des industries culturelles, ancien dirigeant dans les contenus numériques, passé par l’audiovisuel public, Orange, Fnac Darty et le cabinet du secrétaire d’État au Numérique, il regarde l’IA depuis plusieurs angles : celui de la technologie, de la culture, de la création et de la société. Aujourd’hui Chief AI Officer chez Onepoint, il accompagne les organisations dans leur transformation par l’IA, mais son regard ne se limite jamais aux outils. Romancier, auteur de La Fin des idoles, prix Jules-Renard du premier roman, il s’intéresse depuis longtemps à ce que les images, les médias et les récits font à nos croyances. Dans un dossier consacré à cette question vertigineuse « Peut-on encore se fier à ce que l’on voit ? », sa parole est précieuse : parce qu’il sait que l’IA générative n’est pas seulement une affaire de deepfakes ou de prouesses techniques. Elle nous oblige à repenser la preuve, la confiance, l’autorité des images et notre propre capacité à distinguer le réel de sa mise en scène.
Pendant longtemps, une image, une vidéo ou une voix avaient valeur de preuve. Avec l’IA générative, ce réflexe semble vaciller. Selon toi, sommes-nous en train de passer d’une société du « voir pour croire » à une société du « vérifier avant de croire » ?
On est clairement en train de perdre une forme d’évidence qui existait autour de l’image, de la vidéo ou de la voix. Pendant longtemps, ces formats n’étaient pas des preuves absolues, mais ils avaient une force particulière : voir ou entendre quelque chose suffisait souvent à créer un sentiment de vérité.
L’IA générative change ce rapport. Avec les deepfakes, les voix synthétiques ou les images générées, le contenu peut être très crédible en apparence sans correspondre à un fait réel. Cela oblige à déplacer le réflexe : ne plus seulement regarder ce qui est montré, mais chercher d’où cela vient, dans quel contexte, par qui cela a été produit, et si d’autres sources le confirment.
Le point important, c’est de ne pas tomber dans l’excès inverse. Vérifier ne veut pas dire douter de tout, tout le temps. Sinon, on bascule dans une logique complotiste paranoïaque où l’on finit par refuser toute preuve objective, et vouloir prouver à tout prix une croyance irrationnelle en dépit du bon sens. L’enjeu, c’est plutôt de développer une hygiène de vérification : croiser, contextualiser, challenger, tout en gardant du bon sens.
Les médias traversaient déjà une crise de confiance avant l’arrivée massive de l’IA générative. Est-ce que l’IA aggrave cette crise, ou révèle-t-elle surtout une fragilité plus ancienne dans notre rapport à l’information ?
L’IA arrive dans un paysage qui était déjà fragilisé.
La crise de confiance dans les médias ne commence pas avec elle : elle est liée à la défiance envers les institutions, à la polarisation politique, aux réseaux sociaux, et au fait que chacun peut désormais vivre dans son propre environnement informationnel.
Ce que fait l’IA, c’est accélérer et amplifier cette fragilité. Elle permet de produire massivement des contenus qui ont l’apparence du sérieux, parfois même l’apparence du journalisme, sans avoir les méthodes journalistiques derrière : enquête, recoupement, vérification, responsabilité éditoriale.
Il y a aussi une dimension historique. Quand l’espace médiatique est très fragmenté, il devient plus difficile de partager une base commune de faits. On l’a déjà connu à des périodes où la presse était très éclatée, très partisane, comme il y a 100 ans, avant que la radio puis la télévision ne créent, avec leurs limites, des espaces médiatiques plus communs qui favorisaient le consensus démocratique.
Aujourd’hui, les réseaux sociaux et l’IA nous font repartir vers une fragmentation très forte. Et comme les plateformes valorisent souvent les contenus qui génèrent le plus d’engagement, ce sont souvent les contenus les plus émotionnels, les plus conflictuels, les plus extrêmes, qui circulent le mieux, favorisant les offres politiques extrémistes.
Dans les rédactions et les groupes médias que tu accompagnes, quels usages de l’IA semblent aujourd’hui les plus utiles : recherche, transcription, traduction, analyse d’archives, vérification, création, personnalisation des contenus ? Et où places-tu les limites à ne pas franchir ?
Les usages les plus utiles sont ceux où l’IA vient assister le travail journalistique sans remplacer le jugement éditorial. La recherche documentaire, la transcription d’interviews, la traduction, l’analyse d’archives, l’extraction d’informations dans de grands volumes de documents ou la veille sont des cas très solides.
L’IA est particulièrement pertinente quand elle fait gagner du temps sur des tâches répétitives, techniques ou volumineuses. Elle peut aider à retrouver une information, comparer des sources, repérer des signaux faibles ou préparer une première structuration d’un sujet.
Sur la création de contenu, il faut être plus prudent. Il peut y avoir des usages acceptables sur des formats très standardisés, par exemple des résultats sportifs, des résultats électoraux locaux ou des contenus produits à partir de bases de données fiables. Mais cela suppose des sources parfaitement identifiées, des règles éditoriales claires et une validation humaine.
La limite à ne pas franchir, c’est la publication automatique sans vraie supervision. L’IA peut préparer, résumer, structurer, reformuler. Mais dans l’information, elle ne doit pas publier seule. La responsabilité éditoriale doit rester humaine : vérifier les faits, assumer les choix, décider ce qui est publiable.
Demain, la valeur d’un contenu dépendra-t-elle autant de sa provenance que de son contenu lui-même ? Autrement dit, les médias devront-ils davantage montrer comment une information a été produite, vérifiée, sourcée ou éventuellement augmentée par l’IA ?
La provenance a toujours été un signal de crédibilité. On n’évalue jamais une information uniquement sur son contenu brut : on regarde aussi qui parle, dans quel média, avec quelle réputation, quelle expertise, quel historique de fiabilité.
Ce que l’IA change, c’est l’intensité de cette question. Comme les contenus peuvent être produits, copiés, reformulés ou imités très facilement, l’origine devient encore plus décisive.
Il faudra savoir qui est à la source, qui a vérifié, comment l’information a été produite, et quelle place l’IA a éventuellement prise dans cette production.
La provenance n’est pas une garantie absolue, mais c’est un indice de confiance. Dans la recherche scientifique, par exemple, la réputation d’un chercheur, d’un laboratoire ou d’une revue ne suffit pas à prouver qu’un article est juste, mais elle compte dans l’évaluation de sa crédibilité.
Pour les médias, cette logique va devenir plus visible. La confiance dépendra de plus en plus de leur capacité à montrer leur méthode : les sources utilisées, les vérifications faites, les incertitudes éventuelles, et l’usage ou non de l’IA dans la chaîne de production.
L’IA générative transforme aussi les modèles économiques des médias. Elle résume, reformule, redistribue les contenus, parfois sans renvoyer vers les sources originales. Comment les médias peuvent-ils protéger leur valeur éditoriale tout en entrant dans ce nouvel écosystème ?
C’est un équilibre entre la carotte et le bâton. Les médias peuvent se fédérer pour créer des formes de blocs collectifs — des coalitions qui pèsent face aux grandes plateformes. Mais ils ne peuvent pas tout fermer : verrouiller intégralement le contenu, c’est risquer de disparaître du paysage informationnel. Il faut trouver un modèle hybride : une partie du contenu accessible, qui sert de vitrine et alimente les moteurs d’IA, et une partie propriétaire à haute valeur ajoutée. La clé est de négocier, pas de subir.
Dans cinq ans, à quoi reconnaîtra-t-on un média digne de confiance ? À sa marque, à ses journalistes, à sa transparence, à sa technologie, ou à sa capacité à expliquer clairement : « voici comment nous savons ce que nous affirmons » ?
Un média digne de confiance se reconnaîtra sans doute à la combinaison de plusieurs éléments : sa marque, ses journalistes, sa rigueur, sa technologie, mais surtout sa capacité à rendre sa méthode compréhensible.
La confiance ne viendra plus seulement du fait qu’un média affirme quelque chose avec autorité. Elle viendra de sa capacité à expliquer comment il est arrivé à cette affirmation : quelles sources ont été utilisées, quelles vérifications ont été faites, ce qui est certain, ce qui reste incertain, et si l’IA a joué un rôle dans le processus.
Dans un environnement saturé de contenus, l’apparence professionnelle ne suffira plus. Beaucoup de contenus pourront ressembler à de l’information sérieuse. La différence se fera sur la traçabilité, la responsabilité éditoriale et la clarté du processus.
Le média fiable sera celui qui pourra dire simplement : voilà ce que nous savons, voilà comment nous le savons, voilà ce que nous ne savons pas encore, et voilà pourquoi nous pensons que cette information est solide.
https://www.humainemedia.fr/magazine.html



« Absolument passionnant », « voltairien », « formidable roman », Valérie Expert, Sud Radio
Nicolas Gaudemet et Maxime Guény au 10h12h de Valérie Expert
« Un rapport passionnant au neurosciences », Pascal Perri, RMC
« Tout est sciemment construit, dans un réseau social, avec des techniques de neuromarketing »
« Les réseaux sociaux sont un prolongement et une transformation de la téléréalité »
« Créer cette audience, ces vues sur les réseaux sociaux conduit à une exacerbation permanente de nos désirs les plus primaires »
Nicolas Gaudemet invité par la Relève sur RadioCampus pour évoquer la collection Fidelio
« Nous avons adoré la lecture », Journal du Japon
« De vrais enchantements », Dan Burcea, Lettres Capitales
« L’un des romans le plus addictifs de l’année », « une plongée survoltée et survitaminée dans les médias », « comme les meilleures fictions d’anticipation », David Medioni, Ernest Magazine
« Une innovation », « un format radicalement différent de ce que l’on connaît avec les livres audio et les podcasts », « j’ai dévoré ce roman comme une série télé », Delphine Sabattier, B-Smart TV


https://www.bsmart.fr/video/282-smart-tech-emission-23-juillet-2020
https://www.bsmart.fr/video/285-smart-tech-meilleurs-moments-23-juillet-2020
« Un roman qui s’apparente à une série télé haletante dont on ne sort pas indemne », Emmanuelle de Boysson, Putsch Magazine
« Manipulations et contre-manipulations ! », Frédéric Carbonne, France Info
Nicolas Gaudemet interviewé comme lauréat des prix « coups de cœur » du Festival du Livre audio et du Podcast
« Un format addictif et innovant », Emmanuelle de Boysson, Putsch Magazine
« Le numérique rend l’assouvissement de nos désirs les plus primaires à portée de clics », Nicolas Gaudemet interviewé pour La Fin des idoles, Le JDD
« À découvrir ! », Christine Pinchart, RTBF Culture
« Absolutely exciting », Linda Crawton, Ponts Business School Review
Nicolas Gaudemet interviewé par France Loisirs
« Vous allez aimer ce roman », Richard Gauthier, France Bleu Normandie
« Vraiment très intéressant », Angélique Josse-Mantione, IDFM98 Radio Enghien
Un écrivain prometteur, Martine Anfray, Paris-Normandie
« Une dystopie contemporaine admirablement construite », Charlotte Meyer, Combat Jeune
« Nous recommandons », Marion Pinta, Pénibles Magazine
Nicolas Gaudemet interviewé pour La Fin des idoles, Principe Actif
« Déjà dans l’Iliade, les héros étaient obsédés par la célébrité, prêts à mourir pour être chantés par les aèdes, les médias de l’époque », Nicolas Gaudemet interviewé pour MusicBoxTV / Fenêtre sur blog
« Un livre qui ne lâche rien, qui nous interpelle […] et nous entraîne dans une danse infernale », Philippe Chauveau, WebTVCulture
« Un roman passionnant sur les médias et le star-system », David Khalifa, Non Stop People
« Un roman choral résolument moderne », « une écriture vive et (im)pertinente », Eva Siegler, Tu vas t’abîmer les yeux
« Ce premier roman est une belle réussite », « Just read it ! », Nicolas Roche, Paroles d’Actu
« Super roman », Fabien Marchesini, Déclic
On a parlé de la société du futur avec l'alter ego de Nabilla Benattia dans le super roman La Fin des Idoles ???? #InstantWTF
Publiée par Déclic sur vendredi 4 mai 2018
« Un récit anti-téléréalité », Yasmina Jaafar, La Ruche Média
« Un roman dont on tourne les pages frénétiquement », « une belle galerie de personnages », Philippe Chauveau, Printemps du Livre de Montaigu
http://www.web-tv-culture.com/mobile/video/montaigu_2018_dimanche_08/montaigu_2018_dimanche_08_1.3gp
retrouvez la vidéo haute-définition ici en cliquant sur « Premiers romans », journée du dimanche :
http://www.web-tv-culture.com/printemps-du-livre-de-montaigu-2018-1263.html
« Chapeau bas », Antoine Boussin, Fête du livre du Var, rencontre Nicolas Gaudemet et Guillaume Siré
Live de la rencontre Objectif célébrité avec Guillaume Sire et Nicolas Gaudemet
Publiée par Fête du livre du Var sur Dimanche 18 novembre 2018
« Une pépite », François Coune, Livraison de mots, interview pour le Prix Filigranes
Merci à @NicolasGaudemet et @filigranes365 pour cette chouette soirée hier ! ✨ – #Filigranes #Rencontre @lafindesidoles @TohuBohuParis #PremierRoman #UnePepite pic.twitter.com/p7C77wsgxD
— François Coune (@Coune_Francois) October 31, 2018

































